Tristesse. Michel Ritter est décédé . Charlatan perd un de ses membres et un ami.

Fribourg se souvient:

«Si, dès l'ouverture, les convictions et l'engagement asseyent Fri-Art sur les flancs de la pensée fougueuse qui désarçonne le quotidien et ses conventions, un pas décisif est franchi en 1997 avec la programmation de ce que Michel Ritter appelle les "interventions artistiques sauvages dans l'espace public". Fri-Art s'immisce dès lors dans la vie de la cité de façon très concrète jusqu'à s'engager plus radicalement encore, à l'approche de Noël 2001, en se transformant en un refuge pour les sans-papiers de la région. La muséographie comme l'art, l'architecture ou le design élargissent leurs champs d'investigation pour rejoindre les préoccupations et le pragmatisme du monde actuel. L'institution qui permet l'expérimentation de nouveaux langages artistiques se double ainsi d'un rôle d'activiste social et politique à l'image de son directeur, un homme issu du sérail de la création qui est aussi défenseur des valeurs citoyennes au Conseil général de sa ville. Cette assurance de pleine maturité s'impose (...) : Michel Ritter est nommé à la tête du Centre culturel suisse à Paris.»* La programmation parisienne, toujours ouverte, suit ce cap riche en humanité. A Fribourg, l'association Charlatan se crée; Merci Michel pour ton soutien.

Pour l'association, Esther Maria Jungo & Jean-Damien Fleury

*texte tiré du catalogue Fri-Art 2001 - 2002

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